EMC : Entraînement métacognitif


L’entraînement métacognitif (EMC) en version française est téléchargeable en cliquant sur le lien. Il a été traduit dans 40 langues et vise à aider les patients à prendre conscience des biais cognitifs associés aux symptômes psychotiques et à en tenir compte dans leurs relations interpersonnelles.

Niveaux de preuves de l’efficacité de l’EMC au fil du temps avec les liens vers les revues systématiques

2022 : Les résultats de cette méta-analyse suggèrent que l’EMC est une intervention accessible, fondée sur des données probantes, pouvant être proposée par différents professionnels de la santé mentale. Elle semble prête pour une mise en œuvre à grande échelle. L’EMC pourrait donc mériter d’être inclus dans les recommandations cliniques pour le traitement des personnes atteintes de schizophrénie.

2020 : Cette méta-analyse suggère que les interventions métacognitives, surtout l’EMC peuvent améliorer l’insight chez les personnes souffrant de troubles du spectre de la schizophrénie. L’effet semble surtout porter sur l’insight cognitif, c’est-à-dire la capacité à réfléchir sur ses propres pensées, croyances et certitudes. Les bénéfices sont plus nets juste après le traitement, mais certains effets persistent au suivi.

2018 : Cette étude analyse 11 recherches publiées entre 2007 et 2016 sur l’effet de l’EMC dans la réduction des idées délirantes chez les patients atteints de schizophrénie. Les résultats suggèrent que l’EMC a un effet modéré juste après l’intervention et que cet effet peut persister jusqu’à six mois. L’approche individuelle semble plus bénéfique que les formats de groupe ou mixtes. Les auteurs concluent que l’EMC peut être une intervention non médicamenteuse intéressante en pratique clinique, notamment pour les patients présentant une schizophrénie ou un trouble délirant.