Décision initiée par le patient concernant le traitement neuroleptique



Depuis plusieurs années, des relations d’échange et de partenariat thérapeutiques se sont développés à travers le concept de « décision partagée » dans le domaine de la santé. Cette approche semble particulièrement prometteuse en soins psychiatriques. Bien que de nombreux patients préfèrent que leur médecin prenne les décisions thérapeutiques importantes à leur place, beaucoup d’autres préfèrent participer activement aux décisions. La décision partagée autour de la prescription du traitement neuroleptique reste cependant peu étudiée.

Il est essentiel, dans le cadre du développement d’une médecine participative, de mieux comprendre les enjeux autour de cette décision tant du point de vue des patients que des médecins. Ce questionnaire cherche à comprendre la prise d’initiative par les patients dans la décision partagée autour du traitement neuroleptique. En effet, le traitement neuroleptique est souvent prescrit à l’hôpital en situation de crise, soumettant ainsi la décision à des impératifs liés à l’épisode psychotique aigu.

Nous cherchons à savoir ce qui se passe dans le quotidien des personnes recevant un traitement neuroleptique, en dehors du contexte de crise. Nous souhaiterions d’abord comprendre votre rapport au traitement neuroleptique, puis étudier comment se passe la négociation de la dose prescrite avec votre médecin. Ces données permettront d’identifier ce qui favorise ou empêche la décision partagée dans les soins. L’étude permettra de promouvoir cette approche plus largement en psychiatrie.

Ce questionnaire s’adresse à vous si vous prenez un traitement neuroleptique actuellement.

Allez vers l’enquête

Ce questionnaire n’est pas nominatif et les données sont de ce fait complétement anonymes. Le logiciel que nous utilisons a été paramétré pour ne pas reconnaître l’adresse IP.

L’étude a été acceptée par la commission cantonale d’éthique de la recherche sur l’être humain (VAUD).

Responsables de l’étude : Jérôme Favrod & Charles Bonsack

Pour contact : Jérôme Favrod, Prof ordinaire HES, Haute Ecole de la Santé la Source, Avenue Vinet 30, 1004 Lausanne

En cas de question, vous pouvez me contacter avec le formulaire ci-dessous.



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L’Echelle d’Evaluation de l’Expérience Psychotique EEEP a pour objectif d’identifier la façon dont le patient conçoit son trouble psychotique. Elle passe en revue les causes explicatives du trouble, la perception du pronostic fonctionnel, les symptômes psychotiques expérimentés et leur conséquences fonctionnelles. Il peut être obtenu en version pour tablette androïd,

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Il peut également être obtenu en version papier.

PSYRATS



Les échelles de cotation des symptômes psychotiques, Psychotic symptom rating scales (Haddock G, McCarron J, Tarrier N, Faragher EB: Scales to measure dimensions of hallucinations and delusions: the psychotic symptom rating scales (PSYRATS). Psychol Med 1999; 29(4):879-8) permet de mesurer les différentes dimensions des hallucinations auditives et des idées délirantes. L’échelle a été validée en français.

Favrod J, Rexhaj S, Ferrari P, Bardy S, Hayoz C, Morandi S, Bonsack C, Giuliani F: French version validation of the psychotic symptom rating scales (psyrats) for outpatients with persistent psychotic symptoms. BMC Psychiatry 2012;12:161.

The stage of recovery instrument (STORI)



The stage of recovery instrument (STORI) (Andresen R, Caputi P, Oades L. Stages of recovery instrument: development of a measure of recovery from serious mental illness. Aust N Z J Psychiatry.2006 Nov-Dec;40(11-12):972-80.) a été traduit en français et peut être obtenu en s’inscrivant sur Measure of recovery.

ELADEB androïd pour téléphone et tablette



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Echelles Lausannoises d’Auto-évaluation des Difficultés et des Besoins (ELADEB), conçues par Pomini, Golay et Reymond [1]. ELADEB est fréquemment utilisé dans l’évaluation initiale des besoins des patients en psychiatrie [2, 3]. Cet outil a l’avantage d’allier utilité clinique, qualité psychométrique et simplicité d’utilisation. Il couvre l’essentiel des domaines du fonctionnement psychosocial et expurge le plus possible l’auto-évaluation des influences liées à l’investigateur. Il est également fort apprécié par les patients qui se sentent entendus et valorisés. Le patient, considéré comme expert de sa situation, peut ainsi sélectionner les domaines de sa vie qui lui posent problème ou pas et en déterminer l’importance. Ensuite, le patient sélectionne les domaines de sa vie qui requièrent une aide supplémentaire déclinée alors en fonction du degré de l’urgence par domaine et décide quelle est la meilleure source d’aide.

La version pour tablette à l’avantage de gérer les cartes et de calculer les scores automatiquement.

1. Pomini V, Golay P, Reymond C: L’évaluation des difficultés et des besoins des patients psychiatriques. L’ Information psychiatrique 2008:895-902.
2. Ferrari P: Transition et rétablissement. Santé mentale 2012:58-63.
3. Pomini V, Ferrari P, Hayoz C: Eladeb : Un outil d’autoévaluation des besoins. Santé mentale 2012:64-68.

ELADEB peut être téléchargé à :

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L’échelle d’insight cognitif de Beck

L’échelle d’insight cognitif de Beck ou en anglais Beck Cognitive Insight Scale comprend deux échelles : une échelle d’introspection et de reconnaissance de la sa faillibilité, appelée échelle d’auto-réflexivité et une échelle de confiance augmentée au sujet des croyance et des jugement.
L’échelle mesure les processus cognitifs impliqués dans l’évaluation des expériences anormales ou leur mauvaise interprétation.
Composant 1 (Auto-réflexivité – Self-reflectiveness) introspection et volonté de reconnaître sa faillibilité.
Somme des items : 1, 3, 4, 5, 6, 8, 12, 14, et 15.
Composant 2 (Confiance augmentée – Self-certainty) certitude au sujet des croyances et des jugements.
Somme des items : 2, 7, 9, 10, 11 et 13.
L’échelle a été validée en français : Favrod J, Zimmermann G, Raffard S, Pomini V, Khazaal Y: The beck cognitive insight scale in outpatients with psychotic disorders: Further evidence from a french-speaking sample. Canadian journal of psychiatry 2008;53:783-787.

 

The revised Beliefs About Voices Questionnaire (BAVQ-R)

L’échelle révisée des croyances au sujet des voix (BAVQ-R) mesure les croyances et les réactions émotionnelles et comportementales aux hallucinations auditives (Chadwick P, Lees S, Birchwood M: The revised Beliefs About Voices Questionnaire (BAVQ-R). Br J Psychiatry 2000; 177:229-32).

Il a été validé en français :  Influence de la résistance aux hallucinations auditives sur la dépression : étude au moyen du questionnaire révisé des croyances à propos des voix.

Cotation du BAVQ – R
L’échelle donne 5 scores composés de l’addition des items suivants
• Pouvoir des voix : 3, 8, 12, 16, 18, 21
• Malveillance des voix : 1, 4, 6, 9, 11, 14
• Bienveillance des voix : 2, 5, 7, 10, 13, 15
• Résistance envers les voix : 19, 22, 23, 25, 27, 28, 29, 30, 31
• Engagement envers les voix : 17, 20, 24, 26, 32, 33, 34, 35

Les scores se calculent ainsi :
Pas d’accord = 0
Pas sûr si accord ou pas = 1
Légèrement d’accord = 2
Pleinement d’accord = 3