Mode d’emploi de cotation de l’ACIPS — version française
L’ACIPS est une échelle d’auto-évaluation en 17 items qui mesure la capacité hédonique liée au plaisir social et interpersonnel. Chaque item est coté sur une échelle de 1 à 6, allant de « très faux pour moi » à « très vrai pour moi ». Le score total peut varier de 17 à 102 ; un score bas indique une probabilité plus élevée d’anhédonie sociale.
1. Attribuer les valeurs aux réponses
Pour chaque item, attribuer le score suivant :
| Réponse | Score |
| Très faux pour moi | 1 |
| Modérément faux pour moi | 2 |
| Légèrement faux pour moi | 3 |
| Légèrement vrai pour moi | 4 |
| Modérément vrai pour moi | 5 |
| Très vrai pour moi | 6 |
Le questionnaire demande de répondre à tous les énoncés, de choisir une seule réponse par item, et, si la personne n’a jamais vécu l’expérience décrite, de se référer à l’expérience la plus similaire.
2. Inverser l’item 3
L’item 3 est le seul item formulé négativement : « Je ne me réjouis pas vraiment des rencontres ou réunions de famille ». L’article signale explicitement que cet item est le seul item négatif et qu’il peut être plus difficile à comprendre.
Il faut donc le recoder avant le calcul du score total et des sous-scores :
| Score initial item 3 | Score recodé |
| 1 | 6 |
| 2 | 5 |
| 3 | 4 |
| 4 | 3 |
| 5 | 2 |
| 6 | 1 |
On peut noter cet item recodé : 3R.
3. Calculer le score total
Le score total est la somme des 17 items, après recodage de l’item 3.
Formule :
Item 1 + item 2 + item 3R + item 4 + item 5 + item 6 + item 7 + item 8 + item 9 + item 10 + item 11 + item 12 + item 13 + item 14 + item 15 + item 16 + item 17
Étendue possible : 17 à 102.
Un score élevé indique une meilleure capacité à éprouver du plaisir dans les relations sociales et interpersonnelles. Un score faible indique davantage d’anhédonie sociale probable.
4. Calculer les trois sous-scores
La validation française soutient surtout une structure à trois facteurs : interactions sociales intimes, interactions sociales de groupe, et lien social / établissement de connexions. Le modèle à un facteur et le modèle à deux facteurs anticipation-consommation s’ajustent moins bien aux données que le modèle à trois facteurs.
| Sous-score | Items | Étendue brute |
| Interactions sociales intimes | 2, 3R, 6, 7, 9, 10, 14, 17 | 8 à 48 |
| Interactions sociales de groupe | 1, 4, 11, 13 | 4 à 24 |
| Lien social et établissement de connexions | 5, 8, 12, 15, 16 | 5 à 30 |
Comme les sous-échelles n’ont pas le même nombre d’items, il est souvent plus lisible de calculer aussi une moyenne par sous-score. Dans ce cas, on divise le sous-score brut par le nombre d’items de la sous-échelle. Chaque moyenne varie alors de 1 à 6, ce qui permet de comparer plus facilement les domaines entre eux.
5. Interprétation
Un score total élevé suggère une capacité préservée à anticiper ou éprouver du plaisir dans les relations sociales. Un score total bas suggère une anhédonie sociale plus importante. Les sous-scores permettent d’identifier plus finement les domaines concernés : plaisir dans les relations proches, plaisir dans les contextes de groupe, ou plaisir lié au fait d’entrer en contact et de maintenir des liens. L’échelle peut être utilisée pour repérer un profil de difficultés, suivre l’évolution dans le temps ou évaluer l’effet d’une intervention psychosociale, mais elle ne suffit pas à poser un diagnostic à elle seule.